Otch Inkha, l’illustrateur

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Crédit photo : Ninonchka

Bonjour vous !

Cela fait des mois que je souhaite parler de cet artiste sur la blogosphère. Imaginez ma joie de pouvoir enfin vous le présenter aujourd’hui ! Cette collaboration est un réel plaisir puisqu’il s’agit d’un illustrateur très intéressant et surtout talentueux.

Cet article est un peu inhabituel puisque que j’ai délibérément opté pour une rédaction sous forme d’interview afin qu’ Otch Inkha puisse s’exprimer librement, avec ses propres mots.

Son intervention éveillera peut-être des vocations, qui sait ?

• Peux-tu nous dire quelques mots sur toi ?
Par où commencer… Otch, c’est mon nom. Je suis illustrateur freelance depuis 2013 et je vis actuellement à Clermont-Ferrand. Je travaille principalement à l’encre de Chine.

• Quel est ton parcours ? Comment en es-tu arrivé  ?

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J’ai suivi un cursus scolaire presque classique. Après mon Bac, je me suis inscrit en fac d’Anglais car je ne savais pas trop quoi faire. Un soir, dans un bar où j’avais l’habitude d’aller dessiner, j’ai rencontré un artiste peintre complètement par hasard il a regardé mon carnet à dessins et m’a dit entre deux bières : « Tu devrais arrêter l’Anglais et t’inscrire en école d’art. » L’année suivante, j’entrais donc en Fac d’Arts Plastiques. Cet homme m’a soutenu jusqu’à la fin de mon cursus universitaire. Il est devenu mon mentor en quelque sorte.
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otch-inkha-illustrateur-artisteAprès ma Licence, je suis entré en BTS Communication Visuelle. Je n’ai tenu qu’un an car j’ai découvert que je n’étais pas aussi intéressé que cela par le graphisme ou la publicité. Je ne me voyais pas travailler dans une boîte de com’. Mes trois années d’université m’avaient offert bien trop de libertés auxquelles je n’étais pas prêt à renoncer. Chacun son truc après tout. À défaut de savoir ce que je voulais, je savais ce que je ne voulais pas. En 2008, j’ai arrêté les cours et je me suis trouvé un boulot alimentaire, dans une mutuelle. Cela me permettait de dessiner ce qui me plaisait, quand je le voulais. J’ai pu me lancer dans diverses recherches et me replonger dans l’Histoire de l’Art.

Les mois passant, l’idée de travailler en freelance a commencé à germer. Si d’autres y arrivaient, pourquoi pas moi ? Je savais que j’avais besoin de créer à plein temps et je ne pouvais plus me contenter de soirs et de week-end. Après avoir pris le temps de mesurer tous les risques et de m’informer sur les différentes démarches administratives, j’ai démissionné de mon poste. Sans regret, j’ai renoncé à un confort de vie et une sécurité de l’emploi pour un métier qui me donnait envie de me lever chaque matin.

Comment as-tu trouvé ton style ?

otch-inkha-illustrateur-artisteTout a commencé par l’achat d’une boîte de Rotring Isograph en promotion. Avec ces stylos techniques, je me suis mis à faire des lignes, des points, encore et encore. Chaque visage, chaque forme ou objet que je dessinais se voyait recouvert de traits réguliers. C’était une obsession.
Après quatre années d’expérimentations, j’ai fini par trouver un équilibre. En réduisant mes outils à un seul stylo (Rotring Isograph 0.35mm) et en travaillant sur la gestion des ombres et lumières, j’ai réussi à reproduire sur papier ce que je voyais mentalement. Je me suis énormément documenté sur la peinture du Caravage et son usage du clair-obscur, la photographie noir&blanc et même la gravure.

Le dessin, c’est aussi une remise en question quotidienne. Il faut savoir tout dessiner et réussir à adopter une position critique envers son travail. Cela permet de pointer du doigt ses faiblesses et de s’améliorer. C’est une démarche parfois compliquée mais indispensable à mon sens.

Ton art est-il devenu ton métier à plein temps ?

otch-inkha-illustrateur-artisteOui, à tel point que le temps me manque. Depuis juillet dernier, je m’occupe de la communication graphique de La Coopérative de Mai. Il s’agit d’une salle de concerts implantée depuis bientôt 15 ans à Clermont-Ferrand. Mes missions sont très diverses. Cela va de la conception du programme bimestriel à celles d’affiches ou de pochettes CD. Je ne me limite plus au dessin. Les supports sont variés, c’est donc très enrichissant. En parallèle, je travaille sur des illustrations plus personnelles que je mets en vente sur mes boutiques en ligne. J’attache beaucoup d’importance au fait d’offrir un travail de qualité. Chaque détail compte, du moment où je prends mon Rotring à celui où le client reçoit sa commande.

Et pour finir, je suis depuis deux mois apprenti tatoueur dans un salon de Clermont-Ferrand : Le Cri du Kassis.

Quels sont tes projets futurs ?
otch-inkha-illustrateur-artiste.

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Comme je le disais, je viens de me lancer dans une nouvelle aventure : le tatouage. C’est un domaine qui me tentait depuis plusieurs années. L’occasion s’est présentée il y a deux mois et j’ai accepté sans hésiter. Nouveau milieu, nouveau support, nouvelles contraintes. J’ai beaucoup à apprendre et j’ai la chance d’avoir intégré une équipe très agréable ce qui rend l’apprentissage d’autant plus enrichissant sur le plan technique et humain.
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L’année 2015 apportera sûrement son lot d’expositions que je partagerai avec l’illustratrice Coralinosaure. Nos univers graphiques se complètent bien et il est possible que nous soyons amenés à développer quelques projets ensemble dans les mois à venir.

Où peut-on te retrouver (internet et expositions) ?
Actuellement, aucune exposition n’est prévue mais vous pouvez me retrouver sur Facebook, sur Instagram et sur mon site et mes deux boutiques (Tictail et Etsy).
Quand j’ai le temps, je rédige un petit article sur le site histoire de raconter les dernières nouveautés et les gros projets en préparation. Et si vous habitez prés de Clermont-Ferrand, vous pouvez aussi me voir pour parler d’un projet tattoo au :

Cri du Kassis
2 rue Sainte Claire
63000 Clermont-Ferrand

otch-inkha-illustrateur-artisteDes baisers


Retrouvons-nous sur : Facebook / Twitter / Instagram / Hellocoton / Google +

5 réflexions sur “Otch Inkha, l’illustrateur

  1. Opter pour une rédaction sous forme d’interview est un excellent choix.
    Les questions et les réponses sont bien ordonnées, un plaisir d’avoir pu lire cette interview d’un artiste talentueux que j’ai pu découvrir il y a quelques temps. Pour l’occasion, je profite pour te dire que ton blog blog a un certain charme :-)

    Aimé par 1 personne

  2. Passionnante interview, et même si je suis trés loin de son niveau, je me suis complètement retrouvée dans ce qu’il dit sur la remise en question quotidienne, indispensable mais délicate, et sur la prise de risque qui va avec la volonté d’être libre de créer à plein temps…

    Un article que je vais garder en favori pour pouvoir le relire de temps en temps!

    Aimé par 1 personne

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